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Ces prestations dépendent de l’appareil que l’on désire sachant que la sécurité sociale et les mutuelles n’effectuent des remboursements sur les appareils auditifs que sur prescription.
La sécurité sociale rembourse les deux oreilles depuis avril 2002. Tous les chiffres qui sont donnés correspondent au remboursement d’une oreille pour la majorité des assurés sociaux. Pour les deux oreilles, il suffit de multiplier par deux. La classe A, B, C ou D indique la performance de l’appareil. Actuellement, les appareils numériques, qui sont les plus répandus, sont généralement de classe D.
En général, la sécurité sociale couvre 60 % de cette somme, sauf exception pour les enfants de 0 à 20 ans ou les personnes atteinte de cécité oculaire reconnue.
Il est tout à fait hasardeux de faire une liste des remboursements que peuvent faire les mutuelles.
En effet, les remboursements des complémentaires santés sont très variables. Ils dépendent des contrats qui ont été souscrits. Il faut le demander à l’organisme qui a fait ce contrat.
Certaines ne remboursent rien alors que d’autres peuvent prendre en charge presque la totalité du coût des appareils.
Dans la mesure où cette personne a une attestation ou une carte qui stipule qu’elle est non voyante ou « Ancien combattant » alors elle a droit, en principe, au même remboursement, au minimum, que les enfants de 0 à 20 ans.
De nombreuses personnes bénéficient de la Couverture maladie universelle (CMU) et doivent faire valoir leur attestation pour en bénéficier. Cette couverture leur autorise un forfait de 446,67 € pour une oreille et de 646,38 € pour les deux. Ce forfait est le même pour toutes les classes d’appareils. L’audioprothésiste doit avoir à sa disposition un appareil qu’il conseille aux détenteurs de carte CMU pour qu’ils n’aient pas à payer une grande différence. Mais la personne est libre de prendre un appareil plus cher et de payer la différence.
Lorsque les appareils ne sont plus sous garantie, il y a certaines pièces électroniques qui peuvent être changées à votre charge. Voir la grille tarifaire.
Pour monter un dossier de reconnaissance du handicap, il faut mesurer la gêne auditive et déterminer le taux d’incapacité qu’elle implique. Le sujet commence par aller voir un médecin ORL qui déterminera la perte auditive moyenne pour les deux oreilles.
Pour la demande de reconnaissance du handicap, la perte se calcule suivant la formule suivante :
d. 500 Hz + d. 1000 Hz + d. 2000 Hz + d. 4000 Hz
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(Avec d. la déficience auditive)
Ensuite, pour calculer le taux d’incapacité, nous n’avons plus qu’à nous reporter au tableau ci-dessous :
| Autre oreille | Oreille la plus atteinte - Perte en dB | |||||
| Perte en dB | 20 à 39 | 40 à 49 | 50 à 59 | 60 à 69 | 70 à 79 | 80 et + |
| - de 20 | 0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 20 |
| 20 à 39 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 |
| 40 à 49 | 10 | 15 | 25 | 30 | 35 | 40 |
| 50 à 59 | 15 | 25 | 35 | 40 | 50 | 55 |
| 60 à 69 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 |
| 70 à 79 | 25 | 35 | 50 | 60 | 70 | 75 |
| 80 et + | 30 | 40 | 55 | 70 | 75 | 80 |
| En grisé, taux permettant d’atteindre 80 % avec un ou plusieurs handicaps associés à la surdité | ||||||
Taux d’incapacité applicable à la surdité.
L’existence d’acouphènes ou de vertiges majore arithmétiquement le taux d’incapacité lié à la perte auditive. Seront aussi mesurées les conséquences d’une déficience auditive sur la parole et le langage et la gêne à assumer les fonctions de la vie quotidienne (vie privée, sociale ou professionnelle).
Dans le cas d’une personne en activité professionnelle ou demandeuse d’emploi, il faut directement demander la reconnaissance de « Travailleur Handicapé » (TH).
Elle se fait auprès de la MDPH, qui était à l’origine la COTOREP. Les formulaires de demande sont disponibles dans les MDPH, les CAF, les mairies ou directement imprimable sur Internet.
Bien sûr, la demande de reconnaissance peut être refusée ou accordée. Lorsque la demande reçoit une réponse favorable, cela permet de faire bénéficier aux malentendants des financements pour l’aménagement de son poste de travail, de protection et des droits en cas de licenciement. Le demandeur prévoit alors de faire une liste des dispositifs qu’il souhaite acquérir (il faut distinguer aménagement de poste et aides individuelles).
Il faut bien sûr passer au-delà de l’obstacle psychologique, l’idée même de demander la reconnaissance de travailleur handicapé révulse la plupart des gens. Il faut pourtant préciser que cette demande est confidentielle, que le malentendant n’est pas obligé de le faire valoir auprès de son employeur et qu’elle apporte un intérêt financier pour obtenir des prises en charges plus importantes.
Il faut aussi savoir que dans certaines conditions, l’employeur peut être intéressé par l’embauche de travailleurs reconnu « TH » par rapport à la loi.
Avec la parution de la loi du 11 février 2005, il est aujourd’hui possible de prétendre à des prises en charge complémentaire pour toutes aides techniques qui permettraient d’être utiles aux malentendants.
D’après l’arrêté du 28 décembre 2005, une liste d’aides techniques est disponible. Elle entre dans le champ de la prestation de compensation. Nous pouvons y consulter la liste en elle-même et les prestations remboursables auxquelles elles sont associées.
Le remboursement dépend du sujet, de sa catégorie socioprofessionnelle, son régime de sécurité sociale, et sa situation professionnelle.
Le montant de la prise en charge est calculé sur les revenus du sujet. « Le taux maximal de prise en charge atteint 100 % si les ressources de la personne handicapée sont inférieures à 23571,66 € en 2006 et 80 % si les ressources sont supérieures à ce montant ».
Nous savons aussi que le montant maximal de l’aide est de 3960 € pour une période de trois ans.
Ses ressources viennent des contributions d’entreprises privées de 20 salariés et plus qui n’emploient pas 6% de salariés handicapés.
Dans ses grandes lignes, l’AGEFIPH a pour but de « conseiller, financer des projets et orienter ses partenaires spécialistes de l’insertion professionnelle et du maintien dans l’emploi ».Cette association propose plusieurs solutions aux entreprises et aux salariés qui en font la demande.
Elle prévoie une aide aux entreprises pour intégrer l’emploi des personnes handicapées dans la gestion de leurs ressources humaines et en élaborant des plans d’action.